Tribunes d'expression

Tribunes d'expression

La tribune est une expression politique prévue par les textes officiels et qui paraît dans le mensuel d'information du Conseil général de la Côte-d'Or.

Connaissez-vous le nouveau canton d'Arnay-le-Duc ?

Le nouveau canton d'Arnay-le-Duc résulte de la fusion, en 2013, des cantons d’Arnay-le-Duc, Bligny- sur-Ouche, Liernais, Pouilly-en-Auxois et d'une partie de celui de Nolay, soit 92 communes pour 19400 habitants, équivalant quasiment à la circonscription législative de Beaune 2 en 1920 ! Très vaste, constitué du Morvan oriental, d’une zone d’Auxois, prolongée par les plateaux de l’arrière-côte, il est plutôt homogène.

Il comprend une partie viticole et fruits à proximité de Nolay, mais surtout une zone de polyculture, plus importante en Auxois, et des élevages bovins et ovins orientés vers la production de viande, avec recherche de qualité par la génétique, et des exploitations dont la taille grandit, avec baisse du nombre d’actifs. Heureusement, se développent des productions diversifiées, trop peu connues, comme les fromages, ou encore cassis, foie gras… la vente directe, ce qui augmente la valeur ajoutée et les actifs. L’industrie est surtout présente dans les chefs-lieux, et à Lacanche, avec des entreprises performantes, et une renommée de longue date.

Ce canton est le seul de Côte-d’Or à ne pas avoir de Ville Centre, et à ne pas être à la périphérie d’une agglomération. Les chefs-lieux sont des bourg-centres de taille modeste. Arnay, Nolay, Pouilly ont entre 1500 et 2000 habitants, Bligny et Liernais moins de 1000, et parmi les 87 autres, seules 2 dépassent 500 habitants. La partie Est est la plus prospère, du fait des axes de communication, et des initiatives locales.

Les 11 communes du canton de Nolay font partie de la “Com d’Agglo de Beaune”. Les 4 autres cantons forment chacun une Communauté de Communes qui organise les “services de la vie quotidienne”, chaque chef-lieu ayant son collège, atout précieux. Le maintien de ces 4 entités et des collèges est indispensable pour maintenir la proximité. La présence médicale est un enjeu majeur actuel.

Enfin, citons deux particularités pour donner envie au lecteur de les découvrir: l’enclave historique de Ménessaire, point culminant de la Côte-d’Or, et de Bessey-en-Chaume, bourg le plus élevé! Canton où il fait bon vivre !

Béatrice MOINGEON-HERMARY et Pierre POILLOT, Conseillers départementaux.


Faisons les présentations !

 

Le groupe des Forces de Progrès est un groupe politique de gauche, socialiste, écologiste, progressiste et divers gauche, présidé par Colette Popard. Il réunit 18 conseillers départementaux élus en binôme sur 9 cantons en mars.

Arnay-le-Duc. Béatrice Moingeon, retraitée, ancienne adjointe au maire de St-Pierre-en-Vaux. Pierre Poillot, ingénieur conseil en activité, Maire de Vianges, Président de la Communauté de communes de Liernais et ancien Conseiller général du canton de Liernais depuis 2001.

Chenôve. Dominique Michel, chef de service dans un IME associatif, adjoint au maire de Chenôve à la solidarité et au logement. Jeannine Tisserandot, retraitée, adjointe à l’action sociale à Marsannay-la-Côte.

Chevigny-Saint-Sauveur. Michel Bachelard, retraité, ancien Conseiller général depuis 2001 et Maire de Quetigny. Dénia Hazhaz, directrice d'école, conseillère municipale à Chevigny-Saint-Sauveur. Elle est la  benjamine de l’Assemblée.

Dijon 2.  Nathalie Koenders, Première adjointe, enseignante en disponibilité, et Alain Millot, retraité, Maire, Conseiller général depuis 2008. Dijon 3. Hamid El Hassouni, adjoint, chef de projet, et Sandrine Hily, enseignante. Dijon 5. Christophe Avena, médecin urgentiste, et Colette Popard, retraitée, adjointe, Conseillère générale depuis 2001. Dijon 6.  André Gervais, retraité, adjoint, et Céline Maglica, enseignante, Conseillère générale depuis 2012.

Longvic-Gevrey. Christophe Lucand, Président de la Communauté de communes de Gevrey et enseignant. Céline Tonot, Première adjointe au Maire de Longvic déléguée au développement durable et au développement économique et coordinatrice de services dans le secteur privé.

Talant-Sombernon. Christine Renaudin-Jacques conseillère municipale à Talant et conseillère en formation professionnelle. Paul Robinat, retraité, Maire de Drée, et ancien Conseiller général sur le canton Sombernon depuis 2000.

Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer et vous écouter.

Pour nous contacter, le site www.forcesdeprogres.net est à votre disposition ou au secrétariat, situé 19 bd de Brosses à Dijon (tél 03 80 27 39 90).


Ensemble pour le progrès de tous !

Pour cette première tribune du groupe dans une édition destinée à vous présenter les nouveaux élus du Conseil départemental, nous tenons tout d'abord à adresser nos remerciements aux électrices et aux électeurs qui ont porté leur voix sur les candidats du rassemblement des Forces de Progrès.

Nous nous félicitons que pour la première fois dans toutes les assemblées départementales de France, il y a autant de femmes élues que d’hommes élus. C’est le fruit d’un long combat pour que la moitié de l’humanité soit enfin représentée à égalité dans les instances décisionnelles. Ce qui était loin d’être le cas au Conseil général de la Côte-d’Or depuis de nombreuses années.

Nous voulons souligner l'attitude responsable des élu(e)s socialistes et républicains qui ont permis qu'il n'y ait pas d'élu FN dans cette Assemblée, en prenant des positions claires et en retirant leurs candidats en cas de triangulaire délicate comme cela a été le cas pour le canton de Brazey-en-Plaine. L'image de la Côte-d'Or n'a pas été ternie.

Les résultats de ces élections doivent cependant nous alerter sur les réponses que les politiques apportent au quotidien. Il y a beaucoup de travail à faire pour redonner confiance à nos concitoyens. Aussi, nous sommes déterminés à ce que les politiques départementales replacent le citoyen au coeur de ses actions.

Vous pouvez compter sur les élus des Forces de Progrès pour placer la solidarité en priorité n°1 afin que le département soit le premier amortisseur social de la crise économique.

Nous resterons vigilants au sein de l'assemblée pour plus de justice sociale et plus d'égalité sur tous les territoires.

Nous serons une opposition constructive comme nous l'avons toujours été, avec des propositions, mais aussi des questions auxquelles, nous l'espérons, seront apportées des réponses, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé.

Au cours des six prochaines années de ce mandat, nous irons régulièrement dans toute la Côte-d’Or à votre rencontre pour vous écouter : citoyens, élus communaux et intercommunaux, associations, syndicats, agriculteurs, entreprises, … sans exclusive.

 

 

Tribune publiée dans l'édition du magazine départemental d'avril 2015.


Pour vivre ensemble : la laïcité au coeur des valeurs républicaines

Aux lendemains des actes de terrorisme du 7 janvier 2015, nous avons été nombreux, à gauche et à droite, républicains convaincus, à ne pas vouloir nous laisser intimider par un fanatisme meurtrier.

Face à ce geste terroriste qui a frappé tout à la fois des symboles de la liberté d’expression – les équipes de Charlie Hebdo – des garants de l’ordre Républicain – les policiers – et des citoyens anonymes, au prétexte d’une soi – disant motivation religieuse, il convient de réaffirmer que la paix et la concorde de la société française reposent avant tout sur le strict respect du principe de laïcité.

Seule la laïcité permet en effet de lutter contre l’exacerbation des communautarismes et la montée des racismes. Rappelons que la laïcité n’est ni l’anticléricalisme, ni l’anti religiosité. Rappelons que la laïcité est un principe de respect mutuel qui garantit à chacun la liberté de conscience et donc la liberté de croire ou de ne pas croire et interdit à tous d’imposer ses propres croyances, qui doivent rester du seul domaine de la vie privée.

C’est sur ce principe général de concorde que la République s’est construite. C’est dans sa déclinaison concrète et dans son application stricte que nous trouvons les outils qui permettent l’exercice d’une citoyenneté respectueuse des diversités individuelles.

Nous saluons donc les initiatives prises au plus haut niveau de l’Etat et notamment les engagements de la ministre de l'Education nationale. Nous saluons également l’initiative de l’Association des Maires de France de créer un groupe de travail laïcité.

A chaque niveau de responsabilité publique - Etat, collectivités locales et établissements publics – chacun doit donc veiller à respecter scrupuleusement la Laïcité comme garante de la liberté, de l’égalité et de la fraternité qui forment notre devise républicaine.

C’est pourquoi nous, Conseillers généraux des Forces de Progrès, souhaitons, aujourd’hui comme hier et demain, que le Conseil général de la Côte - d’Or affirme clairement et concrètement son engagement et son attachement à la Laïcité.

Dijon le 26 janvier 2015

Tribune publiée dans l'édition du magazine départemental de mars 2015.

 


La prévention spécialisée fragilisée brutalement !

A l’occasion de la dernière Assemblée départementale de décembre 2014, la majorité UMP-UDI a décidé, sans aucune concertation avec les acteurs, de réduire le financement pour la prévention spécialisée.

De quoi s’agit-il ? De financer la présence dans les quartiers, les cages d’escaliers, etc, d’éducateurs qui constituent souvent la dernière référence sociale pour des jeunes confrontés aux risques d’une désocialisation dévastatrice.

En Côte-d’Or sont concernés les quartiers urbains de Dijon, Chenôve, Longvic, Quetigny et Talant qui concentrent les populations les plus fragiles et où la virulence de la crise fragilise les relations sociales et familiales.

C’est une nouvelle décision injuste et inefficace que la droite départementale a donc prise en faisant des économies sur le dos des plus fragiles.

Le motif invoqué -la prévention spécialisée serait une compétence plus communale que départementale- est tout simplement absurde. Partout en France où il existe des liens entre communes et département et dans plusieurs autres départements, la réflexion sur les objectifs et les moyens des services de prévention spécialisée est ouverte face à la montée des risques. Pour autant, une réflexion ouverte, cela se fait en mettant autour de la table tous les acteurs concernés : département, communes, associations,…

Qu’en a-t-il été en Côte-d’Or ? La décision est intervenue brutalement alors que le Président du Conseil général n'a jamais réuni le comité de pilotage prévu conventionnellement...

En décidant seule de diminuer les moyens du département pour la prévention spécialisée, la droite a donc choisi de mettre devant le fait accompli ses partenaires : les associations en premier lieu, les communes ensuite, appelées à contribuer plus pour maintenir les activités comme si ces communes n’étaient subitement plus en Côte-d’Or.

Nous dénonçons cette méthode. Et une fois de plus, contrairement aux discours, nous constatons qu’elle choisit de se désengager du coeur des solidarités sociales alors que cette action profite aux plus fragiles des habitants de notre département.

Nous le savions déjà et ça se confirme : le Président du Conseil général n’aime pas les quartiers populaires.

Tribune publiée dans l'édition de janvier 2015.


Et si on luttait contre les vrais fraudeurs ?

 

A l'heure où le G20, l'OCDE et la commission européenne accentuent leurs efforts pour lutter contre l'évitement fiscal et consolider des recettes qui profitent à tous, en Côte-d'Or , nous semblons vivre sur une autre planète : c'est aux pauvres que la droite s'attaque une fois de plus en lançant la traque aux “fraudeurs” aux allocations (RSA, PCH,...).C’est une décision doublement injuste et inefficace.

Injuste parce que la majorité des “fraudes” détectées relève de situations fragilisées par le grand-âge, l'isolement ou la maladie. Une simple erreur peut vite conduire à un amalgame avec une “fraude”. Un meilleur contrôle des déclarations et un plus grand accompagnement en amont pour remplir ces déclarations devraient largement suffire à l'éviter. Encore faut-il vouloir simplifier les déclarations ou donner les moyens aux travailleurs sociaux d'accompagner les demandeurs !

Injuste encore parce que, simultanément, rien n’est fait pour lutter contre le non-recours aux droits sociaux. Ce phénomène consiste à ne pas bénéficier d'une prestation à laquelle on a pourtant droit. Et selon le Ministère du Travail, pour le seul RSA-activité, le non-recours a été de 68% en 2011. C'est-à-dire déjà plus que le nombre de bénéficiaires.

Inefficace enfin car la majorité départementale reste silencieuse sur les champions toutes catégories des fraudes sociales et fiscales : les employeurs. Le dernier rapport de la Cour des Comptes sur la Sécurité sociale estimait le manque à gagner à près de 20 milliards d'euros par an en cotisations sociales. Quant à la fraude fiscale, elle a été estimée entre 60 et 80 milliards d'€ dont les deux tiers sont le fait des entreprises multinationales qui se domicilient dans les paradis fiscaux, bien avant d’être celui de riches particuliers... Des sommes à rapprocher du total indument perçu par les fraudeurs aux allocations, qui n’en représentent que 2 à 3 % maximum !“La fraude des pauvres, c’est une pauvre fraude” relève ainsi la presse spécialisée. Et lutter contre la fraude des pauvres, c’est lutter contre une pauvre fraude. Ce ne peut être ni une solution ni une ambition crédible pour la cohésion sociale. Et si on luttait contre les vrais fraudeurs ?

 

Tribune publiée dans le numéro de décembre 2014 de Côte-d'Or Magazine.


Hébergement des personnes âgées :
du mépris à l’exclusion !

 

L'allongement de la durée de vie constitue un défi inédit. Et ici, nous souhaitons évoquer la politique menée en direction de nos ainés par la majorité UMP-UDI dans les maisons de retraite du département au mépris de toute considération humaine et sociale.

Il faut ici rappeler que l’hébergement des personnes âgées en établissement est une compétence des Conseils généraux fixée par la loi. Pour régler les frais de séjour, un résidant peut solliciter la solidarité familiale : ce n’est pas rare que les enfants se cotisent pour financer le séjour d’un parent. En second lieu, quand la pension de retraite est trop modeste, l’aide sociale départementale (avec recours éventuel sur succession) peut également être sollicitée pour payer tout ou partie des frais de séjour.

Sur 100 lits d’une maison de retraite de la Côte-d’Or qui pouvaient tous être occupés par un bénéficiaire à l’aide sociale, la majorité départementale a décidé de limiter les lits ouverts à ces bénéficiaires à 20 par établissement ! Et cette décision a été prise alors qu’il y a déjà de nombreux établissements, notamment en milieu rural, où cette proportion atteint ou dépasse 40 lits sur 100.

Cette décision est d’autant plus incohérente que le Conseil général a par ailleurs la possibilité de faire baisser les frais de séjour en subventionnant les investissements réalisés (constructions ou rénovations). Ce qu’il fait peu.

De sorte que, sans aide directe pour payer les frais de séjours, et sans aide indirecte pour faire baisser le coût du séjour, les retraités les plus modestes et leurs familles sont tenus à l’écart de la solidarité départementale, pourtant légitime. Apres une telle décision, que vont devenir les retraités de condition modeste qui auraient besoin d’être accueillis dans un établissement où le nouveau seuil est déjà atteint ou dépassé ? Devront-ils être systématiquement réorientés vers des établissements plus éloignés ?

Dans ce dossier, nous assistons en réalité à l’instauration “d’un quota de pauvres”. Et le choix de la droite constitue une nouvelle illustration de son incapacité à assurer d’emblée la solidarité entre les générations, les citoyens ou les territoires de la Côte-d’Or.

 

Tribune publiée dans l'édition de novembre 2014 de Côte-d'Or Magazine.


Démocratie locale :
pour une réforme territoriale concertée

 

Apres l’annonce, le 8 avril dernier, par le Premier ministre, d’une suppression des conseils départementaux d’ici 2021, le débat est ouvert.

Cet échelon territorial n’a commencé de jouer tout son rôle qu’à partir de 1982, lorsque les premières lois de décentralisation, combattues alors par la droite, ont transféré l’exécutif départemental du Préfet au Président du Conseil général et transformé les Conseils généraux et régionaux en collectivités locales autonomes.

Un peu plus de trente ans après cette réforme majeure la question d’une organisation territoriale simplifiée est à nouveau posée. Chacun en effet s'accorde sur une nécessaire clarification des compétences entre les différentes collectivités, notamment entre les Régions et les Départements, sans qu'elle n'implique nécessairement la suppression de l’échelon départemental.

Envisager cette suppression suppose un débat serein avec tous les acteurs concernés. La polémique survenue sur des économies à attendre doit ainsi trouver une réponse.

Le département reste un espace de proximité, en particulier pour les territoires ruraux, qui permet d’apporter des réponses adaptées aux enjeux locaux. Sa pertinence et ses capacités d’innovation apparaissent plus évidentes dans le cadre de nouvelles régions plus vastes et plus peuplées.

C’est aussi un espace de démocratie, à travers une élection directe, sur leur nom, de conseillers, généraux hier, départementaux demain, qui, une fois élus, ont une responsabilité directe à l’égard des électeurs, qui fait beaucoup moins facilement le jeu des seuls appareils partisans.
Loin des « coups » politiciens auxquels la majorité UMP-UDI de la Côte-d’Or nous a tristement habitués, nous sommes unanimes pour défendre :
1 des services publics de qualité partout et pour tous ;
2 un développement raisonné de l’intercommunalité qui tiennent compte des spécificités territoriales ;
3 le respect de l’équité entre les territoires, garanti par l’Etat.

Il est nécessaire d’instaurer une concertation des collectivités afin d’imaginer les meilleures solutions possibles d’administration territoriale pour répondre avec pragmatisme aux attentes des habitants, et dessiner un avenir cohérent au Département.


Nouvelle rentrée scolaire : Monsieur le Président, appliquez la loi !

Cette rentrée scolaire est marquée par la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires dans toutes les écoles publiques. Cette réforme vise, dans l’intérêt des enfants, à leur faciliter les apprentissages fondamentaux qui sont recentrés sur le matin. C’est en effet le matin que les enfants sont les plus réceptifs. Personne ne le conteste.

Ils vont donc bénéficier de 5 matinées d’enseignement au lieu de 4 après qu’en septembre 2007, le gouvernement de M Sarkozy annonçait au 20 h de TF1, sans concertation, la suppression brutale d’une demi-journée de classe à tous les élèves de France. A quoi il faut ajouter la suppression de 80 000 postes dans l’Education nationale et la suppression de la formation des enseignants… Qui oserait dire que l’Education était alors une priorité ?

La mise en oeuvre de cette réforme en 2014 suscite des interrogations, voire des oppositions, souvent contradictoires. Souvent l’intérêt de l’enfant a été oublié.

Suite à des assouplissements, elle permet de regrouper les nouvelles activités périscolaires sur une seule demi-journée, pour faciliter la gestion des locaux comme le recrutement des intervenants, notamment en milieu rural.

Cette nouvelle organisation du temps scolaire a des incidences sur celle des transports scolaires. C’est une obligation légale pour le département d’organiser ces transports à laquelle il ne peut se soustraire ni faire comme bon lui semble.

Or en Côte-d’Or, les élus de droite se sont livrés à une véritable désinformation en encourageant à ne pas appliquer la loi. Et en annonçant en décembre 2013 un surcoût exorbitant de … 2 000 000 d’€…qui a fondu à 0,8 M€ en juin 2014 ! De combien sera-t-il exactement après la rentrée ? Avant 2008, le transport était assuré sur 5 jours déjà. On pourra donc comparer.

Pour les familles, la gratuité a été maintenue. Mais la participation pour les communes a encore augmenté en passant de 131 à 151 € par élève et par an ! Pour mémoire, cette participation était de 101 € en 2008/2009. Soit une hausse nette de + 50 % en 5 ans !

Nous souhaitons la réussite de tous les élèves partout en Côte-d’Or et bonne rentrée à tous.

 

Tribune publiée dans le numéro de septembre 2014.


Protection de l’Enfance : trop de retards irresponsables !

 

C’est en 2007 que la loi a confié aux départements la responsabilité de la protection de l’enfance… En Côte-d’Or, après un premier rapport sévère de la Chambre régionale des comptes fin 2013, c’est un nouveau contrôle de l’Inspection Générale des Affaires Sociales qui pointe les trop nombreux retards dans ce domaine.

On pourrait citer à titre d’exemple la polémique politicienne déclenchée par le Président du Conseil Général autour de l’accueil des Mineurs Etrangers Isolés qui, en réalité, ne portait que sur 7 enfants (sept !) selon le rapport de l’IGAS. Ou avant le désengagement des actions menées avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ou des actions de prévention spécialisée. Ou encore les incohérences flagrantes dans la gestion des places d’accueil : fermer des places d’hébergement dans les établissements gérés par les partenaires associatifs pendant que simultanément est autorisé le même nombre de places à une association religieuse proche de la droite.

La majorité départementale martèle un discours d’“évaluation” pour qu’un euro dépensé soit un euro utile... : le discours est valable pour les partenaires extérieurs mais pas pour les propres services de la maison de l’Enfance, dont le coût est estimé 24 % supérieur à celui constaté dans d’autres départements par la Chambre des Comptes.

Bref, ce ne sont plus de simples écarts entre le discours et la réalité que nous devons regretter, mais bien une série d’irresponsabilités cumulées qui placent tous les autres acteurs de la protection de l’enfance (justice, services départementaux, associations partenaires,…) devant un retard affligeant dans la mise en oeuvre de la loi et des “nouvelles” responsabilités de chef de file de la protection de l’enfance.

C’est en juin 2014, soit 7 ans après la loi de mars 2007, qu’un “observatoire départemental de l’enfance” apparait enfin sur le papier avec la définition “d’orientations stratégiques” en réponse aux recommandations de l’IGAS. Ces orientations seront-elles de nature à rassurer les professionnels ? Rien n’est moins sûr, car savoir agir en cohérence avec les besoins réels, c’est un “langage” qui est loin d’être pratiqué par la droite départementale.

Tribune publiée dans l'édition de juillet-août 2014


Pages

Pour nous contacter

03 80 27 39 90


Secrétariat du Groupe des Forces de Progrès du Conseil départemental de la Côte-d'Or
19 boulevard de Brosses
21000 DIJON
contact [arobase] forcesdeprogres.net
           


Aller en haut