Tribunes d'expression

Tribunes d'expression

La tribune est une expression politique prévue par les textes officiels et qui paraît dans le mensuel d'information du Conseil général de la Côte-d'Or.

Pour le développement d'une agriculture de proximité

La France s'est engagée fortement ces dernières années dans le développement d'une agriculture plus saine et plus proche des besoins des populations. La signature des accords historiques de la COP21 à Paris le 12 décembre 2015 nous engage collectivement vers un changement des pratiques agricoles plus raisonnées et plus respectueuses de l'environnement.

A l'échelle locale, des initiatives pour permettre le développement d'une agriculture de proximité sont soutenues. Il s'agit de protéger des terres agricoles en proximité des villes et de la métropole afin d'y installer par exemple des cultures maraichères. Cette proximité géographique permet d'approvisionner et de répondre aux besoins de la population en limitant les transports de marchandises et donc les rejets nocifs de CO2.

Ces initiatives répondent à un triple objectif : limiter les émissions de gaz à effet de serre, préserver la qualité des ressources en eau et maintenir une agriculture de proximité en limitant l’étalement urbain.

Plusieurs projets ont été récemment annoncés : mise en place de 20 hectares de cultures maraîchères à Perrigny-lès-Dijon, création d'une légumerie, sauvegarde et replantation du vignoble de la Côte Dijonnaise. Ces projets démontrent le changement des pratiques agricoles en cours et doivent s'inscrire dans un schéma plus global qui viserait à l'autosuffisance alimentaire des territoires urbains dans les années à venir.

La proximité de ces terres agricoles avec les habitations doit inciter tous les acteurs des projets à la limitation, voir à l'arrêt total de l'utilisation de produits phytosanitaires nocifs, et à des productions biologiques. Il en va du respect des engagements de la COP21 mais surtout de la préservation de la santé des habitants.

Nous appelons de nos voeux la mise en place d'une véritable collaboration et coordination de tous les acteurs publics et privés de ces projets. Il en va de l’intérêt général.

 

Tribune publiée dans l'édition de juin 2017 du magazine départemental de la Côte-d'Or.


Pourquoi une Métropole ?

 

La communauté urbaine du Grand Dijon est devenue une Métropole. C'est une reconnaissance de l'attractivité et du dynamisme de notre capitale régionale. Cela va permettre de mieux articuler les services à la population pour plus de simplification et d'efficacité.

Des discussions vont s'ouvrir entre le Conseil départemental et la Métropole afin que certaines compétences soient transférées. Un accord doit être trouvé sur au minimum 3 des 9 compétences du département (Fonds de Solidarité Logement, service public départemental d'action sociale, Programme Départemental d'Insertion, Fonds d'Aide aux Jeunes, prévention spécialisée, personnes âgées et action sociale, tourisme, culture, équipements sportifs, collèges et routes). En cas de désaccord, toutes les compétences seront transférées sauf les collèges.

Les élus métropolitains ont affirmé leur volonté de nouer des alliances avec tous les territoires où rayonne Dijon Métropole. Au delà des 24 communes qui la composent, elle bénéficiera aux territoires ruraux et péri-urbains autour d'elle. Près de 400 000 habitants, soit 70% de la population de notre département, et plus de 210 communes sont concernées. D'Is-sur-Tille à Gevrey-Chambertin, de Saint-Seine-l'Abbaye à Mirebeau-sur-Bèze en passant par Genlis ou Sombernon, certains de ces territoires bénéficient déjà de l'action de la Métropole pour la gestion de l'eau (300 000 habitants) ou le traitement des déchets (395 000 habitants).

Des échanges doivent être engagés avec les élus des territoires concernés pour mieux cerner les enjeux communs de développement. Aller plus loin dans cette coopération « gagnant-gagnant » c'est afficher la solidarité avec les territoires. Ceci pourrait prendre le forme de Contrats de Réciprocité en travaillant sur des thématiques importantes comme la santé, l'emploi, l'alimentation ou encore la transition énergétique.

Cette véritable Alliance des Territoires est une chance pour chaque habitant, une opportunité pour les territoires, d'un développement concerté, coordonné et réfléchi pour apporter des réponses aux attentes de la population.

 

Tribune publiée dans l'édition de mai 2017 du magazine départemental de la Côte-d'Or.


Construction d'une légumerie dans l'agglomération dijonnaise

Notre groupe a toujours voulu renforcer les liens économiques entre les territoires urbains et ruraux, notamment avec les producteurs locaux, et ainsi encourager les politiques agricoles respectueuses de la santé publique et de l'environnement pour promouvoir une agriculture saine. Nous avons également la volonté de tout mettre en œuvre afin de faciliter l'accès des consommateurs à des produits locaux de qualité.

Les collectivités locales fournissent chaque jour des milliers de repas (écoles, collèges, lycées, EHPAD, CHU, livraison de repas à domicile, etc.). Or, les producteurs locaux ne peuvent pas répondre à ces commandes publiques, notre territoire ne disposant pas d'un outil permettant de traiter des légumes locaux frais (les éplucher, les laver), bref, de les préparer au processus de confection des repas. Trop souvent, les collectivités sont obligées d'acheter leur matière première auprès de centrales d'achat dont les produits n'ont pas de provenance locale.

Afin de remédier à cela, un projet de légumerie, porté par le groupe ID'EES 21, soutenu par la Ville de Dijon, la Communauté urbaine du Grand Dijon, et établi en lien avec la Chambre d'Agriculture, la Région et le Département, est en cours de création en Côte-d'Or pour répondre à un double besoin :
- permettre aux restaurations collectives, publiques comme privées, d’acquérir des légumes frais de qualité et de provenance locale,
- faciliter l'accès des maraîchers et producteurs locaux à la commande publique locale.

Cette légumerie sera le chaînon manquant entre producteurs locaux de légumes et producteurs locaux de repas. Elle permettra de valoriser la production légumière locale et créera de véritables circuits courts de proximité.

Ce projet démontre bien qu'il n'y a pas lieu d'opposer la ville à la campagne mais que c'est ensemble que nous pourrons faire vivre nos territoires.

 

Tribune publiée dans l'édition d'avril 2017 du magazine départemental de la Côte-d'Or.


Budget 2017 : nos propositions

Cette année encore, nous avons défendu plusieurs amendements au projet de budget pour mettre l’humain au centre des actions du département. Nos propositions ont été construites à budget constant, sans augmenter ni la fiscalité, ni l’emprunt, et en orientant autrement les dépenses proposées par la droite.

Pour les personnes âgées et afin de diminuer le reste à charge des familles, nous avons proposé d’augmenter les moyens de fonctionnement, aussi bien pour le maintien à domicile que l’hébergement en établissement (EHPAD), où les moyens sont notoirement insuffisants.

Nous avons proposé également d’augmenter les crédits pour les politiques d’insertion et notamment pour les bénéficiaires du RSA les plus éloignés de l’emploi.

En matière de logement, nous avons proposé d’augmenter les crédits pour le fonds de solidarité logement, épuisés dès le mois d’octobre les années précédentes.

En ce qui concerne la protection de l’enfance en danger, nous nous sommes opposés à la baisse prévue par la majorité départementale pour les services de prévention spécialisée en proposant le maintien des Socialistes, écologistes, progressistes et divers gauche crédits indispensables aux jeunes en difficulté.

Pour la jeunesse et les associations qui oeuvrent dans ce domaine comme pour toutes les associations, nous avons également fait des propositions concrètes et positives pour augmenter leurs subventions.

Nous avons demandé la création d’une mission d’information sur l’état des routes afin de faire un diagnostic des politiques menées et des orientations à venir (renouvellement des couches de roulement, viabilité hivernale, signalisations et itinéraires…).

Et nous avons également proposé d’augmenter la contribution financière du département au Service d’incendie et de secours en la fixant à 17,5 M€ (bloquée à 17 M€ depuis 3 ans).

Nos propositions sont équilibrées en recettes et en dépenses parce qu’il ne s’agit pas de “dépenser toujours plus” mais bien de dépenser autrement, pour une autre politique en direction des habitants de notre département.

 

Tribune publiée dans l'édition de mars 2017 du magazine départemental.


Funeste décision pour la Prévention Spécialisée

La Prévention Spécialisée est une compétence obligatoire du département. La loi du 6 janvier 1986 est très claire. Il s'agit d'un volet de la protection de l'enfance, qui est une compétence obligatoire contrairement à l'interprétation donnée par le Président du Conseil départemental. Elle agit au cœur des quartiers. Elle vise à une action éducative pour des jeunes en voie de marginalisation, pour rompre l'isolement et restaurer le lien social.

Dès le budget 2015, la majorité LR-UDI a baissé les crédits pour la Prévention Spécialisée passant ainsi de 1,9 M€ à 1,6 M€. Sans aucune concertation ni avec les Maires, ni avec l'association porteuse du service, la droite décidait, seule, que les communes devraient participer financièrement. Suite à cette décision, les Maires des quatre communes (Chenôve, Dijon, Longvic et Quetigny) ont demandé des rendez-vous par écrit, à plusieurs reprises. Le Président François Sauvadet a fait la sourde oreille et n'a apporté aucune réponse.

Au budget 2016, nouvelle baisse des crédits de 1,6 M€ à 1,13 M€. Soit une baisse cumulée de 770 000 € sur deux ans. C'est 40% du budget de la Prévention Spécialisée. La majorité décide, toute seule, de changer les règles en prenant le risque de faire disparaitre la Prévention Spécialisée, pourtant indispensable dans notre agglomération.

A la suite de ces décisions, le Président cherche à faire porter la responsabilité de l'asphyxie du service sur le dos des Maires alors que la situation actuelle est de sa pleine et entière responsabilité. Il est incompréhensible qu'il ne se rende pas compte que la décision qu'il est en train de prendre aura des conséquences négatives sur le territoire.

Lors du débat budgétaire 2017 nous avons déposé un amendement pour remettre à niveau les crédits de la Prévention Spécialisée. Nous avons appelé la majorité et le Président à la responsabilité et à la cohérence. Nous n'avons pas été entendus. Cette funeste décision signe l'enterrement d'un service historique et ô combien nécessaire pour nos jeunes.

 

Tribune publiée dans l'édition de janvier 2017 du magazine départemental.


S'inscrire sur les listes électorales : un devoir citoyen

L'année 2017 va être marquée par deux élections importantes qui vont profondément impacter le cours de nos vies quotidiennes. Les élections présidentielles se dérouleront les 23 avril et 7 mai puis les élections législatives se tiendront les 11 et 18 juin 2017. Il s'agira de choisir collectivement les orientations politiques de notre pays pour les 5 prochaines années.

Pour que chacun puisse émettre son avis, encore faut-il être inscrit sur les listes électorales. Déménagement dans l'année, changement de situation, etc., la démarche est simple mais elle doit être volontaire de la part des citoyens. C'est pourquoi nous vous invitons à vérifier avant le 31 décembre de cette année, auprès de votre mairie, si vous figurez bien sur les listes électorales. Après le 31 décembre 2016, il sera trop tard pour pouvoir voter en 2017.

Pour s'inscrire rien de plus simple, soit vous vous rendez physiquement dans votre mairie, soit vous pouvez le faire par correspondance en téléchargeant le formulaire d'inscription (http://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16024). Après l'avoir complété, il est à renvoyer à votre mairie en joignant une copie de votre pièce d'identité et une copie d'un justificatif de domicile de moins de 3 mois.

Il est important de différencier le principe de l’élection de la nature des candidats. Si nous pouvons comprendre ceux qui choisissent de ne pas participer aux élections dans la mesure où ils ne trouveraient pas de candidat en faveur duquel se prononcer, toutefois, nous comprenons mal ceux qui considèrent que les élections ne servent à rien. Le slogan bien connu en la matière ne signifie rien, il est aussi vieux que les élections elles-mêmes. S’abstenir c’est avant tout renoncer à son droit à la représentation, c’est renoncer à donner son avis, c'est laisser les autres choisir pour soi.

Inscrivez-vous sur les listes électorales, c'est votre devoir de citoyen, l’avenir ne peut pas se faire sans vous.


Une campagne partisane de plus

 

L'Association des Départements de France (ADF) a lancé une campagne mensongère de communication, relayée en Côte-d'Or par la majorité UDI-LR du Conseil départemental, sur les moyens financiers dont disposent les départements.

Il est scandaleux et choquant d'utiliser l'argent public de l'ADF pour faire de la politique politicienne. Cette campagne de communication ne vise qu'à créer une polémique à quelques mois des échéances électorales.

 

Rassurez-vous, le RSA sera bien payé en Côte-d'Or.

En 2004, le gouvernement Raffarin a choisi de décentraliser le versement du RSA. Cette décision a généré des inégalités sur l'ensemble du territoire, compte tenu des différences de richesse entre les départements. L'ADF de droite dénonce aujourd'hui le fait qu'il puisse y avoir, dans certains départements, des difficultés. Conscient de ces difficultés, l’État a proposé en 2016 de reprendre en charge l'intégralité du financement de ce revenu minimum. L'ADF a préféré jouer la politique du pire en déclinant l'offre de l’État. Elle dramatise aujourd'hui une situation qu'elle a elle-même créée. Face à la polémique et à l’invective, le gouvernement préfère continuer à travailler et débloquera un fond d'urgence pour les départements les plus en difficulté, ce qui, rappelons-le, n'est pas le cas de la Côte-d'Or.

 

Rassurez-vous, les personnes âgées seront bien aidées à leur domicile en Côte-d'Or.

La loi d’adaptation de la société au vieillissement (loi ASV), entièrement financée par l’État, apporte aux départements près d'un demi-milliard d'euros, près de 6 M€ pour la Côte-d'Or. Concrètement, cela permet de financer jusqu'à une heure par jour d'aide à domicile supplémentaire et de baisser les sommes directement payées par les personnes âgées. Pour l'ensemble des nouveaux dispositifs de la loi ASV, le département a reçu dès le mois de mars 2016 les crédits supplémentaires.

 

Tribune publiée dans l'édition de novembre 2016 du magazine départemental.

 


Personnes âgées : 3 M € supplémentaires de l’État pour les bénéficiaires de l'APA en Côte-d'Or et leurs aidants

Toutes les familles sont à un moment donné concernées par le vieillissement d'un proche. Le Président de la République et le Gouvernement ont décidé de lancer une vaste réforme de l'aide à domicile afin d'assurer justice et progrès social pour les personnes âgées et leurs proches pour faciliter, améliorer leur quotidien et augmenter leur pouvoir d'achat.

Cette réforme, promulguée le 28 décembre 2015, permet au département de la Côte-d'Or de bénéficier d'une recette supplémentaire de 3,039 M€ versée par l’État qui permettra de financer à 100 % ces mesures nouvelles.

Concrètement, les bénéficiaires qui touchent actuellement l'allocation maximum pour l'APA peuvent obtenir jusqu'à une heure d'aide à domicile supplémentaire par jour pour les plus dépendants ; une heure par semaine pour les personnes ayant une perte d'autonomie moindre.

Autre exemple : pour une personne très dépendante disposant de 1500 € de revenus mensuels et avec une allocation maximum, le reste à charge passe de 400 à 250 € par mois, soit une économie de 1800 € par an.

Enfin, pour tous les bénéficiaires de l'Allocation de solidarité avec les personnes âgées (ex-minimum vieillesse) l'aide à domicile est désormais prise en charge à 100 %. Les aidants des personnes en perte d'autonomie bénéficient d'un nouveau droit au répit qui leur donne les moyens de prendre du repos. Cette aide peut s'élever jusqu'à 500€ par an et permet, par exemple, de financer une semaine d'hébergement temporaire ou 15 jours en accueil de jour.

Même s'il reste une réforme de la prise en charge en établissement à réaliser, nous nous félicitons que le Président de la République et le gouvernement se soient saisis de cette question essentielle pour les personnes âgées et leurs proches. Cette réforme attendue depuis plus de 10 ans a été élaborée par ce gouvernement dans une très large concertation avec tous les acteurs concernés.

Tribune publiée dans l'édition d'octobre 2016 du magazine départemental.


Boucle des Maillys : stop au gaspillage

Dossier engagé il y a une vingtaine d'années, la boucle des Maillys de la Saône avait pour objectif de protéger une ressource potentielle en eau potable. A l'époque, les politiques de gestion de la ressource en eau potable étaient bien différentes. Désormais, la priorité est donnée à la protection de la qualité de la ressource existante plutôt qu'à création de nouvelles ressources. Le projet de la boucle des Maillys avait cet objectif de venir en sécurisation des captages de Poncey-lès-Athée si ceux-ci devenaient défaillants, même si le Grand Dijon n’en avait pas exprimé le souhait !

Au fil des années, l'objectif de ce projet, dont certains aspects furent parfois surréalistes, comme un chenal de dérivation de la Saône, aurait dû être revu d'autant que l'eau de Poncey-les-Athée (à 3 km de la boucle) a toujours été de bonne qualité. Les études engagées ont démontré que l'utilisation de la ressource des Maillys aurait nécessité une dépense de plus de 160 millions d'euros et induit une augmentation du prix de l'eau de 2,30 €/m3.

Cette opération a déjà couté plus de 4 millions d'euros au Conseil départemental entre les études diverses et les achats de terrains, dont la forêt communale au terme d’une procédure de DUP complexe. Il est temps de constater que c'est bien trop couteux, et inadapté. Nous ne pouvons pas cautionner ni soutenir cette opération.

Comme le disait Edgard Pisani, lorsque l'on constate que la direction dans laquelle on s'engage n'est plus la bonne, il faut avoir le courage et la lucidité de changer de cap. Manifestement, la majorité UDI-LR persiste sans reconnaître l'erreur. Nous avons donc rejeté cet énième projet de la boucle des Maillys et demander une véritable réflexion ouverte sur l'avenir de ce site.

Tribune publiée dans l'édition de septembre 2016 du magazine départemental.


Fraude au RSA, arrêtez la démagogie !

Le département a un rôle central dans les politiques de solidarité envers les plus fragiles, notamment avec la gestion du RSA. En effet, depuis les années 80, la France s'est dotée d'un système de protection sociale qui permet, lorsque la vie nous fait rencontrer des difficultés, de palier temporairement au manque de ressources. Concrètement ce système permet le versement d'un revenu de subsistance de 524€/mois pour une personne seule.

Notre démocratie et notre société doivent se féliciter de l’existence de ce droit social fondamental. Or, ces temps derniers, on entend certaines droites stigmatiser les bénéficiaires des minima sociaux qui ne seraient que des “assistés” et des “fraudeurs”.

En Côte-d'Or, la lutte contre la fraude au RSA est le leitmotiv du Président du Conseil départemental et de sa majorité. A grand coup de communiqués de presse et de déclarations au fil des sessions, ils nous disent que c'est LA priorité. Ils en ont d'ailleurs fait leur principal thème de campagne aux dernières élections.

De quoi s'agit-il ? Depuis 2004, sur 272 dossiers étudiés pour suspicion de fraude, 255 ont fait l'objet d'une plainte : 17 conclus par un arrangement à l'amiable, 28 classés sans suite et 154 ont abouti (chiffres 2014). Soit sur 10 ans, une moyenne de 15 dossiers par an sur près de 15 000 bénéficiaires. De qui se moque-t-on ? Arrêtez la démagogie ! Cessez de faire croire que les plus démunis sont tous des “fraudeurs”. Bien sûr qu'il faut lutter contre la fraude mais arrêtez cette posture politicienne.

Pour contribuer à lutter contre la précarité, nous avons demandé au Conseil départemental de créer des emplois d'avenir, REFUSE,
De surseoir à la suspension des clauses d'insertion dans les marchés publics, ce qui permet aux personnes éloignées de l'emploi de se former et leur donne plus de chance de retrouver du travail, REFUSE.

Plus de 99% des bénéficiaires du RSA veulent travailler. Alors plutôt que de les stigmatiser, le Président du Conseil départemental ferait mieux de les y aider.


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03 80 27 39 90


Secrétariat du Groupe des Forces de Progrès du Conseil départemental de la Côte-d'Or
19 boulevard de Brosses
21000 DIJON
contact [arobase] forcesdeprogres.net
           


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