Tribunes d'expression

Tribunes d'expression

La tribune est une expression politique prévue par les textes officiels et qui paraît dans le mensuel d'information du Conseil général de la Côte-d'Or.

SDIS21 : Soutien à nos pompiers

La situation du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) est préoccupante. Dès 2015, nous alertions le Président du Conseil départemental et le Président du Conseil d'administration du SDIS sur la nécessaire anticipation des besoins financiers auxquels les pompiers allaient avoir à faire face.

En effet, l'évolution démographique de notre département, notamment avec le vieillissement de la population, conduit à une augmentation importante de l'activité de secours à la personne. La mobilisation des personnels est exemplaire, mais faute de moyens financiers donc humains la situation n'est plus tenable tant pour la sécurité des Côte-d'Oriens que pour celle des sapeurs-pompiers.

Après une baisse importante de la participation du département au budget du SDIS entre 2011 et 2014, qui est passée de 18,36 M€ à 17 M€ par an, nous assistons depuis à une stagnation de l'enveloppe financière. Dans le même temps, les besoins augmentent. En Côte-d'Or,
notre service de secours est de 63 €/habitant/an alors que le coût moyen en France est de 79 €/habitant/an.

Malgré des efforts de gestion, une politique de mutualisation entre les services du département et du SDIS, et une gestion optimale des ressources, il est aujourd'hui impossible de faire plus sans moyens humains supplémentaires. Cette glaciation de l'enveloppe financière est un choix politique de la majorité LR-UDI du département. Nous dénonçons ce choix.

Depuis 2015, nos représentants au Conseil d'administration du SDIS ont tiré la sonnette d'alarme et demandent depuis 2015 la mise en place d'une politique à long terme correspondant à l'évolution démographique de notre département. Au Conseil départemental les marges de manoeuvre financières existent, nous le démontrons chaque année lors de l'examen du budget. Nous demandons au Président du Conseil départemental et au Président du Conseil d'administration du SDIS de prendre en considération les revendications légitimes de sapeurs-pompiers et de donner les moyens nécessaires à la sécurité de toutes et tous.

 

Tribune publiée dans l'édition de juin 2018 du magazine départemental de la Côte-d'Or.


Soutenons mieux l'éducation populaire

Les mouvements d'éducation populaire participent à l'amélioration de notre société. Sans dogme, mais dans la défense permanente des valeurs républicaines, les associations d'éducation populaire éveillent la jeunesse à la vie collective, à la solidarité et à la culture.

Lors de la Commission permanente du 26 mars 2018, nous avons proposé que les subventions aux associations oeuvrant dans le domaine de la jeunesse et de l’intergénérationnel soient réorientées pour mieux soutenir les projets d'éducation populaire.

D'un montant de 40 000 € (en baisse  de 10 000 € par rapport à 2017), ces crédits ont été  attribuéspour 30 000 € à l'aéroclub de la Côte-d'Or et 10 000 € à l’association départementale de développement et d'animation du milieu rural de Côte-d'Or (ADDAMIR 21). Les FRANCAS, le Cercle Laïque Dijonnais et les Éclaireurs et Éclaireuses de France n'apparaissent plus dans les structures soutenues au titre de ce programme.

Sans remettre au cause l'action de  l'aéroclub, qui permet à des collégiens de bénéficier de baptêmes de l'air, nous avons proposé que les subventions soient mieux réparties au bénéfice des mouvements d'éducation populaire en maintenant la contribution à l'ADDAMIR et en renouvelant le soutien aux structures aidées les années précédentes. Les financements de l'éducation populaire doivent être pérennisés.

Nous assistons, années après années, à  une diminution du soutien aux associations. Nous défendons au contraire le besoin impératif d'un maintien des subventions. Nous proposon une nouvelle donne dans le dialogue associations/Conseil départemental par la mise en place d'un dispositif co-construit de critères objectifs d'attribution des subventions comme le font de nombreuses collectivités progressistes.

Pour répondre au triple défi dont font face les associations – défi des financements, défi de la gouvernance et défi du bénévolat – le Conseil départemental doit revoir ses pratiques pour renforcer le dialogue et soutenir les projets issus de tout notre territoire.

 

Tribune publiée dans l'édition de mai 2018 du magazine départemental.


Rapprocher l'agriculture et le consommateur-citoyen

La Métropole dijonnaise, associée à un grand nombre de partenaires (INRA, Dijon Céréales, Chambre d'Agriculture, Conseil régional, Université, Food Tech, Vitagora, etc...) a été retenue par l’État comme “Territoire d'Innovation de Grande Ambition (TIGA)” pour son projet d'autosuffisance alimentaire à l'horizon 2030.

Rapprocher les productions locales, agricoles et maraichères, des consommateurs-citoyens est l'ambition de ce projet. Fort de ses acteurs innovants, de sa dynamique et de sa renommée patrimoniale et gastronomique, la métropole a l’ambition de devenir d’ici à 10 ans le territoire démonstrateur d’un système alimentaire durable et innovant.

Cette ambition repose sur une approche touchant à l’ensemble des activités de production, d’échange, de transformation, de distribution et de consommation d’un territoire et s’articule sur trois axes :
- Développer un système alimentaire durable facteur de qualité environnementale du territoire : il s’agit de devenir le démonstrateur à grande échelle d’un modèle agro-écologique qui préserve et valorise les ressources naturelles et la biodiversité, fournisse des produits de qualité en quantité suffisante et s’appuie sur une complémentarité entre activités et territoires urbains et ruraux.
- Créer un système alimentaire facteur de développement économique et d’emplois pour le territoire : il s’agit, à 10 ans, d’accroître la part des productions locales dans l’alimentation de la population grâce au développement de produits bruts et transformés et de services innovants liés au nouveau modèle agro-écologique.
- Améliorer la qualité de vie et renforcer la cohésion sociale : l’objectif est d’assurer l’accès de tous à une alimentation et un environnement plus sain, à des prix accessibles, de faire des consommateurs-citoyens les acteurs de leur alimentation, de  renouer la confiance entre consommateurs-producteurs.

Nous, élus de la diversité des territoires Côte-d'Oriens, ne doutons pas que le Conseil départemental accompagnera fortement ce projet. Il s'agit de montrer toutes les complémentarités dans notre département entre ville et campagne.

 

Tribune publiée dans l'édition du mois d'avril 2018 du magazine départemental.


Situation de détresse dans les EHPAD

A l'appel des syndicats unanimes, les personnels des EHPAD de Côte-d'Or étaient en grève pour dénoncer les conditions de travail dans les établissements. Nous avons apporté notre soutien à ce mouvement.

Comme nous le rappelons inlassablement lors les sessions du Conseil départemental, dans les tribunes publiées dans Côte-d'Or Magazine, les moyens alloués dans les établissements sont insuffisants. Ces manques largement constatés par les personnels et par les résidents entrainent des carences dans l’accompagnement des personnes âgées, et provoque de la souffrance pour les personnels.

Ce mouvement social inédit a permis de mettre en lumière les difficultés du quotidien. Les témoignages recueillis par la presse ou publiés sur les réseaux sociaux doivent alerter tous les responsables publics de la détresse de la situation.

L’État finance la dépendance et les soins dans les EHPAD. Déclarée “grande cause nationale” en 2007, les moyens annoncés font toujours défaut aujourd'hui. Par exemple avec le taux moyen de personnel par résident en EHPAD : l’objectif affiché en 2007 était de 0,8 personnel par résident. 10 ans après, on atteint à peine 0,6 personnel par résident. Nous demandons au gouvernement de répondre à l'appel des personnels et des résidents en donnant les moyens indispensables au bon fonctionnement des établissements.

Quant au Conseil départemental de la Côte-d'Or qui finance l'hébergement, nous demandons, une nouvelle fois, qu'il prenne ses responsabilités. Lors de la dernière session budgétaire, Christophe Avena, membre de la commission des affaires sociales, est intervenu pour demander des moyens supplémentaires. Ce à quoi la Vice-présidente aux actions sociales et intergénérationnelles a répondu : “Ce n'est pas en mettant plus d'ASH (agent de service hospitalier) dans les établissements que nous règlerons le problème”. Et bien si, c'est justement le principal besoin identifié : plus de personnel pour une prise en charge plus digne et plus humaine de nos aînés.

 

Tribune publiée dans le magazine départemental de mars 2018


Personnes âgées : pour améliorer la vie en établissement

Si la loi d'Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) est une belle avancée pour notre pays, elle ne doit pas être le prétexte pour cacher les vicissitudes du Conseil départemental. Aujourd'hui, dans les établissements, ce n'est plus tenable. Le personnel est en souffrance, les résidents aussi. Nous demandons d’engager sans tarder une politique volontariste et de prendre ce sujet à bras le corps pour qu'il devienne la priorité des priorités. Hélas le budget 2018 qui a été adopté en décembre dernier ne va pas dans ce sens.

La majorité de droite et du centre a décidé d'en terminer avec la convergence des tarifs dans les EHPAD. Jusqu'à présent, le tarif dépendance alloué aux établissements était déterminé pour permettre une revalorisation dans les établissements les moins bien dotés, tout en maintenant le niveau de ceux les mieux dotés. On pouvait appeler ça une harmonisation vers le haut. Il a été décidé pour 2018 d'en finir avec cette logique, ce qui conduira à une diminution immédiate des dotations dépendances pour les établissements dépassant la valeur nette moyenne départementale du point GIR. Ce n'est plus une logique où tout le monde est tiré vers le haut. Il s'agit d'une logique purement comptable où certains établissements seront amputés d'une partie de leur dotation. Ce n'est pas acceptable. Il s'agit d'une décision politique, non imposée par la loi, que nous avons dénoncée et à laquelle nous nous sommes opposés.

Autre exemple : l'évolution des budgets hébergement et accompagnement social. Il nous a été proposé une augmentation de 0,3% des dépenses brutes dans le secteur Personnes Âgées et Handicap. Alors que la croissance revient dans notre pays et que la situation économique s'est largement améliorée, l'inflation sera, selon les prévisions, de 1,1% en France en 2018. Faire évoluer les budgets hébergements de 0,3% équivaut en réalité à une baisse déguisée en direction des Personnes Âgées et des Personnes Handicapées. Encore une fois, cet exemple démontre le manque d'ambition du département pour aider les plus fragiles d'entre-nous.

En ce début d'année, nous vous adressons nos meilleurs voeux pour 2018.

Tribune publiée dans le magazine départemental de janvier-février 2018


Pour plus de justice sociale

Lors de la session du Conseil départemental d'octobre dernier, nous nous sommes prononcés sur les orientations financières 2018 pour les collèges de la Côte-d'Or. Nous avons proposé d'engager une réflexion pour mettre en place un tarif proportionnel aux revenus des familles pour la restauration scolaire. La majorité départementale a refusé notre proposition.

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire a publié en octobre 2017 une étude qui apporte des éléments de réponse à la question: « l’école française propose-t-elle un cadre de vie favorable aux apprentissages et au bien-être des élèves ? ». Ce rapport relève notamment: « si, en moyenne 29% seulement des collégiens ne sont pas inscrits à la cantine, c’est le cas de près de 59% d’entre-eux en éducation prioritaire. Dans les collèges en REP+ (Réseau d’Éducation Prioritaire), seul un élève sur 4 est inscrit au restaurant scolaire. [...] En moyenne, au collège, les élèves issus de familles défavorisées sont deux fois plus nombreux à ne pas manger à la cantine que les élèves issus des familles favorisées et très favorisées ».

Fort de ce constat, nous pensons qu'il est indispensable d'engager sans tarder une réflexion approfondie pour l'accès de tous à la restauration scolaire. C'est une question de santé et de justice sociale. C'est toute la différence entre l'égalité et l'équité. L'égalité c'est le
système actuel où tout le monde paye le même tarif, quelques soient ses revenus, ce qui a pour conséquence d'empêcher les plus fragiles à accéder aux services publics. L'équité, c'est permettre une juste redistribution entre tous, permettant à tous un accès aux services publics.

Notre proposition participe d'un objectif plus large de lutte contre la pauvreté et ses dégâts, et doit être une priorité dans notre département, notamment en faveur des plus jeunes.
 

Tribune publiée dans l'édition de décembre du magazine départemental.


Le logement social en danger

 

Le gouvernement vient d'annoncer, dans le Projet de Loi de Finances (PLF) 2018, la baisse conjuguée des APL et des loyers pour les bénéficiaires de logements à loyer modéré. Si cette proposition paraît séduisante au premier abord, elle est en réalité un coup porté aux bailleurs sociaux, à leurs finances et donc aux locataires.

Pourquoi ? Parce que pour compenser la baisse des APL, le gouvernement a demandé aux organismes HLM de baisser les loyers. Ces amputations budgétaires décidées brutalement et sans concertation sont d'une ampleur sans précédent !

La baisse des loyers entrainera moins de recettes pour les organismes HLM (exemple -3,6 M€/an pour Orvitis ou -3M€/an pour Grand Dijon Habitat). Moins de recettes c'est : l'arrêt des constructions de logements neufs, l'arrêt des travaux de rénovation des logements existants, l'arrêt des éco-réhabilitations énergétiques. Cela entrainera inévitablement une diminution du niveau d'entretien des résidences.

Laisser croire que la baisse des loyers bénéficiera aux locataires est un mensonge. Car si les loyers baissent, c'est le quotidien qui sera moins bon. Il faut donc maintenir les APL et le niveau des loyers.

Dans notre département, 12 400 habitants sont en attente d'un logement HLM. Il est absolument indispensable que les bailleurs sociaux puissent construire des logements neufs et accessibles (80 % des Côte-d'Oriens ont des revenus inférieurs aux plafonds d'accès au HLM et peuvent donc y être logés).

Autre effet pervers de cette décision, les entreprises locales du bâtiment seront directement touchées par la baisse des commandes ce qui aura pour conséquence une perte de centaines d'emplois locaux.

Devant ce désastre social et économique annoncé, nous demandons au gouvernement de renoncer à ce projet de loi.

 

Tribune publiée dans l'édition de novembre 2017 du magazine départemental.


Non à la suppression des emplois aidés

 

L'annonce cet été de la suppression de 170 000 emplois aidés par le Gouvernement est une catastrophe pour des milliers de personnes en France, pour les collectivités locales et pour les associations. Cet arrêt menace des secteurs d'activités entiers alors qu'ils apportent des services indispensables à la population dans les services publics de proximité, les crèches, les écoles, les EHPAD, les clubs de sport, les associations de solidarité, etc...

Les emplois aidés ont démontré leur efficacité : permettre à des personnes éloignées de l'emploi d'avoir accès à un travail, et en même temps aux collectivités et aux associations de créer des emplois. Selon une récente étude du Ministère du Travail, la réussite des emplois aidés est largement confirmée : 6 mois après la fin de leur contrat 67 % des bénéficiaires avaient un emploi dont 71 % en CDI. 74 % déclarent que « le contrat aidé leur a permis de se sentir utiles et de reprendre confiance ».

Nous ne pouvons accepter une telle décision, dont l'objectif est purement comptable. Les associations, indispensables à la cohésion sociale, n'ont pas les moyens de recruter avec des contrats de travail classiques. Il faut préserver ces emplois aidés pour qu'elles continuent à assurer leurs missions qui pallient souvent aux carences de l’État.

Les finances des collectivités locales sont déjà fragilisées par leur participation au rétablissement des comptes publics de l’État (moins 10 Mdr d'€ en 5 ans). Le Gouvernement annonce une ponction supplémentaire de 13 Mdr d'€. Les collectivités n'auront pas les budgets nécessaires pour remplacer les emplois aidés. Les conséquences sont claires : plus de chômage et moins de services au public, moins de personnels dans les crèches, les écoles, les maisons de retraite, pour l'entretien des routes et pour la protection de l'enfance.

Plutôt que de faire des économies en condamnant au chômage des hommes et des femmes qui ont besoin de travailler, le Gouvernement ferait mieux de ne pas supprimer l'ISF. Nous dénonçons ces mesures et nous appelons le Gouvernement à revenir sur ces décisions.

Tribune publiée dans l'édition d'octobre 2017 du magazine départemental de la Côte-d'Or.


André Gervais, notre cher André,

 

Tu fais partie de ces êtres que l'on voudrait ne jamais perdre.

Homme droit, apprécié de tous, travailleur infatigable, au service des autres.
Tu étais un homme plein d'une ironie discrète, un esprit bienveillant guidé par des valeurs profondément sociales, humanistes, fraternelles.
Tu aimais la Culture : à chacun de tes congés, tu allais visiter une expo, voir un spectacle, découvrir un musée.
Tu aimais le Morvan, sa campagne, son calme, l'apaisement qu'il te procurait.
Tu aimais ta ville, Dijon, que tu arpentais chaque jour pour permettre à tous de mieux circuler, de mieux vivre.
Tu aimais ton quartier, la Fontaine d'Ouche, que tu défendais au quotidien.

Homme de culture. Homme de solidarité. Respecté de tous.
Tu as consacré une grande partie de ta vie aux autres, travaillant dans et pour l'intérêt général.
Sans saute d'humeur, avec rigueur, détermination et esprit d'équité, tu menais à bien tes dossiers, participait aux réunions, répondait aux habitants.

Homme d'humour et de convivialité. Tu exerçais un regard aiguisé sur la politique, le monde, toujours plein de bon sens et d'intelligence.
Tu aimais rire, partager un bon moment, tu aimais le collectif, l'amitié.
On pouvait te croire un peu rigide, distant quand, en réalité, tu étais modeste, exigent et généreux.
Ta voix était lente et douce mais tes mots justes et précis.

Tu étais un homme libre, un homme juste, un humaniste.
L'homme au vélo, Monsieur Tram... tous les dijonnais te connaissaient et appréciaient ce grand bonhomme grisonnant perché sur son vélo circulant droit et impassible dans les rues de la ville.

Tu resteras cet élu profondément respectable et respecté, élu de terrain, intègre, travailleur et à l'écoute avec un sens des valeurs chevillé au corps.
Ton engagement à gauche, tes combats politiques faisaient de toi un camarade, un frère d'armes.
Ton humanité, ta droiture, ton investissement au service des autres faisaient de toi un homme bien.

Salut à toi l'ami. Tu nous manqueras terriblement.
Tu laisseras l'empreinte d'un grand homme.
Tous se souviendront de toi comme quelqu'un de bien... quelqu'un de bien.

Céline Maglica, Conseillère départementale, binôme d'André Gervais
Tribune publiée dans l'édition de septembre 2017 du magazine départemental.


Un investissement nécessaire pour nos routes

La période estivale est propice à la découverte du département de la Côte-d'Or, tant pour ses habitants que pour les touristes. Nous bénéficions de multiples atouts, patrimoine historique et gastronomique, vignobles, musées, châteaux à découvrir ou redécouvrir. C'est une destination de prédilection en France mais aussi pour de nombreux touristes étrangers. Il appartient à chacun de promouvoir notre beau territoire, de le valoriser.

Le Conseil départemental de la Côte-d'Or est un acteur majeur de ce secteur notamment par le biais de l'agence Côte-d'Or Tourisme qui participe à faire de notre département une destination à part entière et en organisant des événements culturels et festifs. Cette année, la Route des Grands Crus fête ses 80 ans et nous accueillerons une étape du Tour de France le 7 juillet prochain entre le nord du département et Nuits-Saint-Georges.

Au delà des festivités organisées, l'occasion nous est donnée de nous interroger à nouveau sur la politique d'entretien des routes départementales qui contribue à la mise en réseau de tous ces sites remarquables, notamment dans les Climats de Bourgogne, reconnu au patrimoine mondial de l'Unesco.

Des efforts sont consentis, mais ils restent insuffisants sur de nombreuses portions. Un seul exemple pour illustrer nos attentes : les routes de la Côte de Nuits dont les abords sont dangereux. Les habitants, les touristes, les bus scolaires fréquentent régulièrement ces itinéraires. Nous attirons l'attention du Président et de sa majorité sur la largeur des routes réduite qui ne permet pas une sécurité maximale pour les usagers. Les territoires du département devraient tous être logés à la même enseigne, ce qui n'est manifestement pas le cas. Nous dénonçons une répartition des investissements et des travaux d’entretien inégale en Côte-d'Or.

Promouvoir l'attractivité de la Côte-d'Or, notamment à l'égard des touristes, ne se limite pas seulement à une politique de communication, mais nécessite aussi de mettre tous les moyens financiers pour que la réalité du terrain soit en pleine phase avec l'image renvoyée de nos territoires.

 

Tribune publiée dans l'édition de juillet 2017 du magazine départemental.


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