Tribunes d'expression

Tribunes d'expression

La tribune est une expression politique prévue par les textes officiels et qui paraît dans le mensuel d'information du Conseil général de la Côte-d'Or.

La sécheresse en avance : agir dès maintenant

Un nouvel épisode de sécheresse s’annonce plus tôt que d’habitude. Dès la fin du mois d’avril, 7 départements métropolitains étaient touchés par des restrictions d’eau. Le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) relève ainsi qu’en février et mars 2019, les pluies déficitaires n’ont pas permis d’assurer la recharge hivernale attendue,notamment en Bourgogne.

Cette précocité est inquiétante pour tous et pour le monde paysan en particulier. En effet, si la sécheresse s’aggrave, elle aura des conséquences sur l’élevage, avec un scénario en 3 actes déjà observé par le passé : augmentation du prix des fourrages, vente d’animaux, et chute des prix de la viande.  C’est d’autant plus inquiétant que la loi Egalim adoptée par les députés de la majorité n’apporte aucune garantie de prix aux producteurs, malgré les promesses faites par le Président de la République. Et ce sont tous les territoires d’élevage qui seront déstabilisés au final.

En réponse et comme l’a proposé concrètement la Confédération paysanne, syndicat agricole de défense des paysans, un signe fort serait de flécher l’usage prioritaire des fourrages vers l’élevage (avant les usages industriels). Elle propose aussi de consolider le régime des calamités agricoles et  de revoir le système assurantiel privé mis en oeuvre depuis 2009 sous le gouvernement de N Sarkozy. La solidarité ne peut pas être sacrifiée sur l’autel des calculs et spéculations financières qui fragilisent…les plus fragiles.

Nous demandons donc à la majorité départementale de prendre toutes les mesures nécessaires tant pour la préservation de la ressource en eau que pour l’accompagnement équitable des paysans en difficulté.

 

Tribune publiée dans l'édition de juin 2019 du magazine départemental.


Tarif des cantines : cartons rouges pour la majorité !

Manger chaque jour à la cantine va coûter plus cher aux jeunes Côte-d’Oriens ! La majorité départementale a fait le choix d’une augmentation importante du prix du repas qui va passer de 3,27€ à 3,70€, soit 60 € de plus par an. Après une première hausse de +2,3% en octobre 2018, la majorité départementale a récidivé en votant en avril 2019 une nouvelle augmentation de 13 % !

Alors que le pouvoir d’achat est un des enjeux de la crise actuelle, nous dénonçons les effets pervers de ces décisions ; notamment dans les zones rurales où les transports scolaires, matin et soir, rendent quasiment obligatoire la fréquentation de la cantine. Les élèves présents tous les jours bénéficiaient d’un tarif “d’abonné” pour cette fidélité. La facturation au forfait disparait: pour tous, le même tarif ! Le prix de l’égalité aura un goût amer pour ceux qui mangent tous les jours à la cantine !

Outre les problèmes techniques (et la surcharge de travail pour les agents et équipes pédagogiques), les conséquences sur le pouvoir d’achat des familles ont-elles réellement été évaluées avant de prendre une telle décision ? La réponse est non.

Opposés à ces hausses, nous défendons un principe de solidarité contre l’individualisme érigé en dogme. Tout devrait être fait pour que le temps du repas pris ensemble à la cantine soit un service rendu aux familles et non une entaille de plus à leur porte-monnaie.

Nous, nous faisons le choix de la solidarité. Nous défendons une tarification proportionnée aux revenus des parents. La droite a fait un choix
comptable avant d’être humain, budgétaire avant d’être social. Il n’est pas bon pour l’avenir d’une société de faire de l’école un lieu d’inégalités.

Tribune publiée dans l'édition de mai 2019 de Côte-d'Or le Mag'


Climat : de l'urgence globale à l'urgence locale !
 

Les marches pour le climat se succèdent. Les lycéens et étudiants ont bien compris que leur génération sera la première à essuyer les pots cassés accumulés depuis des décennies à force d’inaction et de renoncements. Dans le monde, 90 entreprises sont responsables à elles seules de 80% des émissions polluantes qui perturbent le climat. Forts de ce constat, nous multiplions les vœux pour demander au gouvernement de ne pas signer les traités commerciaux de libre-échange conclus ou négociés par la Commission européenne.

Et en Côte-d’Or nous demandons au Conseil départemental de passer des belles déclarations aux actes concrets :
- La protection des espaces naturels sensibles accuse plusieurs années de retard : alors qu'une taxe est prélevée à cet effet, qui a rapporté près de 20 M€ en recettes depuis 2006, 4 M€ de ces recettes restent à employer au 31 décembre 2017 ! Le retard est patent !
- Le soutien au changement de modèle de production agricole et à l'économie circulaire, pour faciliter les circuits courts locaux, doit être intensifié.
- l’approvisionnement en produits bio des cantines des collèges n'est qu'à 3,95 % alors que la loi fixe l'objectif à 50% pour 2022. Et ce, alors qu’en Dordogne, on est déjà à 100% !
- La rénovation énergétique des bâtiments (publics, Ehpad,…), pour réaliser des économies d’énergie, manque elle aussi de moyens.

La politique départementale dans ce domaine est sans souffle, sans vision et à la traîne ! La jeunesse qui descend dans la rue pacifiquement ou organise des grèves du climat l’a bien compris ! Il serait temps que la majorité agisse pour adapter les politiques du Conseil départemental de la Côte-d’Or dans l'intérêt de tous !

Tribune publiée dans l'édition d'avril 2019 de Côte-d'Or le Mag'

 


Aider les personnes âgées dépendantes et leurs aidants : la priorité

La population vieillit. Les personnes de 60 ans et plus sont aujourd'hui 15 millions en France. Celles de plus de 85 ans sont 1,4 millions et vont presque quadrupler d'ici 2050 à 4,8 millions.

Grâce aux progrès de la médecine on vit plus longtemps, mais également plus dépendant. La France n'a pas fait le choix d'investir massivement dans le maintien à domicile contrairement à ce qui est fait dans d'autres pays, au Québec notamment. En effet, le coût de prise en charge d'une personne âgée dépendante à domicile est bien moins élevé qu'un accueil en établissement. Pourquoi ? Parce que ce sont essentiellement les aidants qui s'occupent gratuitement de la personnes âgée pour tous les gestes de la vie quotidienne, nuit et jour.

La souffrance des aidants doit être prise en compte. Pour cela, il faut mettre en place une véritable politique dans leur direction. Il faut soulager les aidants qui sont sollicités 24h/24 jusqu'à l'épuisement physique et psychologique. Il faut donner des moyens pour accompagner médicalement et humainement les personnes âgées dépendantes.

Le gouvernement précédent a créé le droit au répit pour les aidants. C'est une avancée mais cela n'est pas suffisant. Il est indispensable que l’État et le Département, qui ont cette compétence, mettent en place les moyens pour un accompagnement des personnes âgées dépendantes digne de ce nom.

L’État peut augmenter les crédits par une plus juste redistribution des richesses et une vraie justice fiscale. Le Conseil départemental doit recentrer ses aides financières en direction des personnes âgées dépendantes et arrêter de subventionner les actions qui ne sont pas de ses compétences obligatoires.

Aider les personnes âgées dépendantes et leurs aidants : la priorité.

 

Tribune publiée dans l'édition spéciale Salon des séniors 2019 de Cote-d'Or le Mag'


Budget 2019 : nos propositions pour les Côte-d’Oriens

Pour le budget 2019, nous voulons que le département s’occupe mieux de ses compétences : l’humain et la solidarité. C’est pourquoi nous
avons présenté trois amendements pour répondre à un triple objectif : social, écologique et économique. Toutes nos propositions sont équilibrées sans augmenter les impôts.

Nous proposons que l’investissement soit amplifié par la création d’un fonds de soutien de 10 M€ à la rénovation énergétique des EHPAD. Ce fonds permettra de réduire les coûts et ainsi les restes à charge des résidents et des familles, tout en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre.

De même, nous proposons de compléter le programme de rénovation des bâtiments agricoles par la création d’un fonds de 500 000 € pour l’élimination des plaques de fibrociment en amiante. Ces aides permettraient de soutenir les agriculteurs et de protéger la qualité de l’air et la santé.

Nous proposons d’augmenter la participation au fonctionnement du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de 811 000 €. Il faut donner les moyens aux sapeurs-pompiers d’assurer leur sécurité et la nôtre. Le département reçoit de l’argent de la part de l’État pour financer le SDIS sans lui en reverser la totalité. Nous dénonçons cette situation.

Enfin, nous nous inquiétons des contraintes budgétaires qui pèsent sur la Protection de l’Enfance, compétence obligatoire, et notamment la prise en charge des mineurs isolés. Et nous nous sommes opposés à la décision de la majorité de fermer le service d’accompagnement social pour les jeunes adolescents en rupture scolaire.

Comme trop souvent, le Président du département a préféré ne pas entendre nos arguments et nos propositions. C’est regrettable.

 

Tribune publiée dans l'édition de janvier-février 2019 du magazine départemental.


Le ciel s'obscurcit pour les associations de Côte-d'Or

Annoncée par le Président du Conseil départemental, la renégociation des contrats pluriannuels pour la période 2019-2021 avec les associations du champ social, fait craindre de nouvelles coupes alors que les besoins sociaux (action sanitaire et sociale, formation, culture, sport ou éducation populaire) auxquels elles répondent, ne cessent d’augmenter.

Aux contraintes financières s'ajoute le manque de lisibilité des critères d'attribution : en l’absence de critères objectifs, le Président et sa majorité décident en toute opacité. Tout au long de l'année, malgré nos demandes, trop peu d’éléments d'information (budget, nombre d'adhérents, usage des fonds versés, santé financière) ne sont apportés lors de l'examen des propositions d'attribution.

Lors de la session budgétaire de décembre 2016, nous avions proposé de :
- Mettre en place des critères objectifs, connus et partagés avec les associations pour l’attribution des subventions par le Conseil départemental ;
- redonner leur sens aux commissions internes en y étudiant toutes les demandes de subventions sur la base des critères d’attribution ;
- créer une «commission chargée de l’évaluation des critères actuels d’attribution et de l’élaboration d’un guide d’attribution des subventions" composée de deux membres (un membre de la majorité – un membre de l’opposition) de chacune des commissions internes.

A ce jour rien de tel n'a encore vu le jour ! Et les subventions sont distribuées à l’aveugle : 1500 € pour une soirée spectacle à Vitteaux, 500 pour le festival de BD de Semur. Quels critères ont primé pour l’attribution de ces subventions dont les montants passent du simple au triple ?

Tribune publiée dans l'édition de décembre 2018 du magazine départemental.


Agriculture : réinventons notre modèle de production

Nous savons les difficultés que rencontrent de plus en plus d'agriculteurs, et d’éleveurs notamment. Pour cela, le département va mettre en place une information spécifique pour lutter contre le risque de déclassement social. Mais il faut aller plus loin pour réinventer notre modèle agricole.

Le double effet d'accroissement exponentiel de la population mondiale, conjugué à l'utilisation de nombreuses terres pour l'alimentation animale ou la production de bio-gaz, pose un véritable problème d'avenir. Serons-nous en capacité de produire suffisamment et sainement pour nourrir la planète entière ?

Le modèle agricole productiviste actuel montre tous les jours ses limites, tant dans la qualité des productions que dans les impacts négatifs sur notre environnement et la planète tout en ne permettant pas un revenu convenable aux agriculteurs. Il répond à un seul objectif : produire toujours plus, quelles qu’en soient les conséquences.

La période de la révolution agricole d'après-guerre s'essouffle, atteint ses limites et surtout n'offre plus les potentialités nécessaires au développement de la diversité des productions et de leur insertion dans les modèles écologiquement performants.

La nouvelle donne à inventer est inéluctable et va être passionnante, celle pour les cultivateurs d'être porteurs de la maîtrise des sols et de la photosynthèse, d'innover dans de nouvelles pratiques agricoles en prenant en compte la bio-diversité. Pour cela, nous devons aider et accompagner les agriculteurs pour qu'ils soient les acteurs de leur propre changement, qu'ils soient fiers de leurs savoir-faire et que la société retrouve une belle image de leur métier.

C'est un défi de société immense, qu'il faut mener ensemble, responsables politiques, agriculteurs, et citoyens.

Tribune publiée dans l'édition de novembre 2018 de Côte-d'Or le mag'


Pour une transition énergétique concrète !

La stratégie départementale d’adaptation au changement climatique, votée par l’Assemblée en juin dernier, est une belle déclaration d’amour à l’écologie. Mais en écologie comme en amour, ce sont les actes qui comptent et non pas les belles déclarations ! Face aux contraintes du changement climatique, le document présenté ne précise pas de moyens financiers, de calendrier, ni d’indicateurs de suivis et d’évaluations.

Or les engagements sont d’autant plus engageants qu’ils sont précis. La question des emplois qui pourraient être créés n’est pas non plus abordée. Dans ces conditions, nous ne pouvons que constater l’affichage de belles intentions, mais pas assez sérieusement travaillées. En juin 2018, nous ont été resservies froides les idées du Grenelle de l’Environnement de 2009, sans tenir compte de la loi énergétique et pour la croissance verte, portée par Ségolène Royal en 2015 et qui prévoit de « verdir l’économie ».

Nous souhaitons donc que la majorité départementale propose rapidement un acte 2, suite à ce document de stratégie. Et nous attendons qu’elle précise enfin des actions concrètes à mettre en œuvre pour engager la transition énergétique, tant sur le plan de l’énergie, des transports, de l’urbanisme, de l’agriculture, des équipements, que du soutien aux nouvelles économies circulaires, etc.

Pour changer les habitudes et mesurer ce qu’on gagne à atteindre de nouveaux objectifs, rester dans les injonctions ne suffit pas. C’est donc aussi dans le mode de gouvernance, en favorisant la démocratie participative, en associant le plus grand nombre aux échanges que nous pourrons avancer plus concrètement.

Notre groupe reste disponible pour travailler dans ce sens.

 

Tribune publiée dans l'édition d'octobre 2018 de Côte-d'Or Magazine.


Alésia, si chère Alésia.

L’aménagement et l’exploitation du site d’Alésia, situé en Haute Côte-d’Or, sont justifiés sur le plan culturel. L’action culturelle n’a pas de coût, mais elle a un prix. Alors que l’ambition était d’attirer 130 000 visiteurs par an, comme indiqué en juin 2007 dans la 1ère délégation de service public, le MuséoParc enregistre depuis son ouverture une baisse régulière de sa fréquentation et l’objectif a été revu à la baisse : il se situe désormais dans une fourchette de 65 à 70 000 visiteurs, soit presque deux fois moins qu’au départ.

La contribution financière départementale au fonctionnement du MuséoParc est de 2,4 M€ (après un pic à 3 M€ en 2013). Cette situation s’explique par les difficultés inhérentes à un projet surdimensionné et sur deux sites. La sagesse commande aujourd’hui de voir comment il serait possible d’intégrer le Musée, (dont nul ne sait s’il se fera avec plus d’aides de l’Etat), dans le bâtiment existant afin de ne pas augmenter encore les coûts de fonctionnement sans recettes nouvelles.

L’orientation et le projet d’animation ont été revus en 2016 avec une série de mesures destinées à relancer la fréquentation en impliquant plus les acteurs locaux. Celles-ci ne porteront pas de fruits instantanément. Pour valoriser et promouvoir le MuséoParc d’Alésia, nous proposons aussi de l’associer à tous les sites liés à la période antique de l’histoire et dont la Côte-d’Or est riche sur plusieurs thèmes : la vigne et le vin, l’armée romaine, la métallurgie, les cultes des eaux, etc. Et il ne peut pas ignorer le centre européen de recherche scientifique de Bibracte.

Telles sont nos propositions formulées dans un esprit constructif avec l’espoir qu’elles seront entendues par l’exécutif.

 

Tribune publiée dans l'édition de septembre 2018 de Côte-d'Or Magazine.


Pour une action sociale innovante en Côte-d'Or

Alors que les discussions sur les transferts de compétences entre le Conseil départemental et Dijon métropole se poursuivent, une réflexion plus large doit permettre de redéfinir l'action sociale dans le territoire de la métropole. Simplification pour les usagers, innovation dans l'accompagnement social, revalorisation du travail des agents doivent guider les choix d’organisation.

Nous défendons l'action du Conseil départemental pour autant qu'il sache anticiper l'avenir et innover. Il ne doit pas être dans une position de repli sur ses compétences historiques, mais ouvert à l'évolution nécessaire de son champ d'action.

Pour les usagers, la création d'un guichet commun de l'accompagnement social serait un véritable progrès, une source de bonne gestion des deniers publics et une simplification pour les habitants. Selon que l’on soit en couple ou seul, en famille avec enfant ou sans, jeune ou plus âgé, tous les usagers pourraient se rendre dans un même lieu et éviter les ballotements d'un service à l'autre.

Dijon métropole, ce qui n’est pas le cas de toutes les métropoles, dispose historiquement de CCAS dotés de services d'accompagnement social reconnus et efficaces. Le regroupement dans un même lieu de l'accompagnement des familles et des personnes seules apparaît comme une évidence désormais encouragée par la loi.

Nous mesurons au quotidien la qualité d’intervention du service public départemental. Nous saluons toujours le travail et le professionna-lisme de ses agents. Avec la création d'un guichet commun, ils assureraient toujours leurs missions auprès des publics en difficulté au sein d’un service social regroupé, encourageant l'intelligence collective, plus cohérent à l'échelle de la métropole, en lien plus étroit avec les communes.

A l'heure où le gouvernement envisage de rogner sur la protection sociale des français, nous pensons au contraire que la lutte contre la pauvreté doit être au coeur des politiques publiques. L’efficacité du service public demande de l’audace. Nous appelons le Président du département à inventer avec la métropole, et non pas contre elle, l'action sociale de demain.

 

Tribune publiée dans l'édition du mois de juillet-août 2018 de Côte-d'Or Magazine.


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